Et quand
elle eut fini de coudre le linceul,
Et de faire la sieste,
La veuve a décidé de ne
pas rester seule,
C 'était un peu leste.
Et quand elle eut fini de
couver ce dessin,
Elle eut mis sa veste,
Et vint frapper chez moi
son plus proche voisin,
C 'était un peu l
'Est.
Et quand elle eut fini la dernière bouchée
D 'un repas modeste,
Elle dit il se fait tard c 'est
l 'heure de se coucher,
C 'était un peu l 'Est.
Et quand elle eut fini de bassiner le lit
Allé à
Jacques
Taëste,
Dans ses bras accueillant, j 'étais enseveli,
c 'était un peu l 'Est.
Et quand elle eut fini de m 'presser sur son cœur,
de leur voix cé leste,
Les anges d 'alentour soupiraient tout son cœur,
c 'était un peu l 'Est.
Et quand elle eut fini de re prendre ses esprits,
elle le manifeste,
La fâ cheuse intention
de m 'avoir pour
Marie, c 'était un peu l
'est.
Et quand elle eut fini de tenir ses propos,
tonnerre de
Brest,
Je la flanquais dehors avec ses oripeaux,
c 'était un peu l 'est.
Et quand elle eut fini de dévaler le per
ron et dit « j'te déteste »,
Elle se pendit au cou d 'un troisième larron,
c 'était un peu l 'Est.
Et quand elle fut sortie de mon champ visuel,
parfumée d 'un zeste,
Je bussa cassicou l 'antidote usuelle,
c 'était un peu l 'Est.
Et quand j 'eus bien cu vé mon vin,
je me suis dit, regrettant mon geste,
Que je n 'avais peut -être pas
été des plus gentils,
Peut -être un peu leste.
Et quand elle m 'entendit
faire mon mea culpa,
La petite peste,
Me fit alors savoir qu 'elle
ne m 'en voulait pas,
C 'était un peu leste.
Et quand à l 'avenir elle
tombera veuve encore,
Son penchant funeste,
Qu 'elle vienne frapper chez
moi dès la levée du corps
Sans demander son res te,
sans demander son res te